Chess-biz cup : 

Organisée au siège de Google Londres, la chess Pro-biz cup contribue à vulgariser les échecs là où ce jeu se révèle particulièrement utile : dans les entreprises.

 

Les grands enfants

L’ambiance de la chess Pro-biz cup permet de rentrer dans la tête des titans des cases noires et blanches, les Garry Kasparov, Magnus Carlsen, Sergey Karjakin et autres Maxime Vachier Lagrave. Il faut les voir rire devant l’échiquier et chambrer leurs confrères devant les écrans pour découvrir que derrière l’intimidante complexité de ce sport se cache un jeu accessible au plus grand nombre. Une salle a d’ailleurs été aménagée où des enfants de différents âges jouent contre 3 grand-maîtres dont le grand Anand. Mais l’image la plus forte de cette journée reste à mes yeux ces échiquier pris d’assaut après la fin de l’événement pour refaire les parties et explorer de nouvelles voies. Garry Kasparov se passionne pour une partie entre deux amateurs comme s’il s’agissait du championnat du monde, disséquant chaque coup pour mesurer les implications sur le long terme ! 

« Le métier des CEO, in fine, consiste à résoudre des problèmes à longueur de journée. »

 

Le grand jeu du business

Pour les CEO joueurs ou débutants souhaitant mettre à profit les échecs dans leurs routines quotidiennes, l’app chess24 propose chaque jour 5 “tactic problems” à résoudre. Ce type d’exercices aident les CEOs, dont le métier, in fine, consiste à résoudre des problèmes à longueur de journée. Au contact des champions, l’extraordinaire complexité potentielle des échecs devient simple, car ils décodent une position en quelques phrases, de la même manière qu’un chef d’entreprise guide ses employés avec une stratégie et un savoir faire capable de déjouer la complexité du monde des affaires.

 

Deep minds

Ce n’est pas un hasard si Demis Hassabis, le créateur et CEO de Deepmind participe à la chess Pro-biz cup. Deepmind a battu les meilleurs joueurs du monde de Go, et sa version améliorée a terrassé 100 à 0 la version précédente. Demis a fleurté avec le haut niveau pendant ses études avant de basculer vers Google. Encore une illustration parfaite de l’adéquation entre les maîtres des échecs et les nouveaux maîtres du monde. Les deux sont capables de gérer des milliers de données pour définir un plan, qu’ils pilotent ensuite en fonction de nouvelles données collectées au grès de la mise en œuvre de leur plan. Du grand art !