AMFIE : exportateur de confiance

Créée en 1990, l’AMFIE a su conquérir plus de 5500 sociétaires partout dans le monde, à partir du Luxembourg. Une interview de son Président, Stéphane Argyropoulos.


Pouvez-vous présenter l’AMFIE en quelques mots?

L’Association Coopérative Financière des Fonctionnaires Internationaux sert des fonctionnaires mobiles qui vivent dans différents pays – souvent pour des durées courtes - et restent souvent éloignés de la réalité économique absorbés par leur mission et leur environnement qui mobilise toute leur énergie. Nos statuts prévoient qu’ils exercent dans des organisations contrôlées par un minimum de 2 pays, comme par exemple la FAO, le Tribunal Pénal International, ou la Banque Mondiale. Notre objectif : faciliter la vie de ceux qui aident les autres, en les accompagnant dans leur finance et leur mobilité (compte multidevises rémunérés, transferts et changes au meilleurs coûts), mais aussi au travers de solutions ad hoc pour leur statut (préparation de la retraite, investissement…). Nous nous positionnons comme un partenaire de confiance. En nous rejoignant, ils bénéficient de l’esprit de coopérative qui nous caractérise depuis notre création : le meilleur service, identique pour tous et au meilleur prix

 « Nous croyons beaucoup à l’éducation libératrice »


Comment expliquez-vous la réussite de votre développement à l’international ?

Mon père travaillait à l’Unesco à Paris où il a notamment créé le service de prêts et d’épargne, un dispositif comparable à une mutuelle captive. Une fois à la retraite, lorsqu’il a voulu ouvrir ce type de structure au plus grand nombre, il a commencé par chercher un « hub ». Au Luxembourg, il a rencontré Jean Dupong (Conseil d'Etat), Yves Mersch (Directeur du Trésor), Victor Rod (Commissariat aux Assurances) et Jacques Santer. Son projet entrepreneurial les a intéressés et ils ont ainsi permis que l'AMFIE mette ‘le Luxembourg sur la carte de tous les fonctionnaires internationaux’. Dès lors, mon père a commencé à visiter de nombreuses organisations en Europe pour fédérer des sociétaires. Les multiples bénévoles et le bouche à oreille ont fait le reste. En 2007, nous avons modifié nos statuts pour servir également des personnes situées en dehors de l’Europe. En 2014, nous avons également élargi nos services aux membres de la famille de nos sociétaires. Notre époque se révèle très favorable aux innovations pour consolider notre forte croissance.


Quelles sont vos perspectives ?

Notre comité stratégique, composé de son Altesse Royale le prince Guillaume de Luxembourg, de Serge Krancenblum (SGG président), Jean-Paul Laborde (Chaire Cybersécurité/Cyberdéfense St-Cyr Sogeti, Thales, ancien sous-secrétaire général des Nations Unies), Julian Presber (Université du Luxembourg) et Giovanni Palmieri (Conseil de l'Europe – ancien Président du Comité des représentants du personnel des Organisations coordonnées), fixe un développement autour de 3 axes. D’abord la technologie, qui reste un moyen et non une fin. Ensuite la proximité - notre ADN - qui seule permet de fournir le service souhaité, notamment dans un contexte de précarisation des fonctionnaires. Lorsque Trump annonce que les Etats-Unis se retirent de certaines institutions, les fonctionnaires sont impactés. Enfin, nous croyons beaucoup à l’éducation libératrice. Dans cette optique, nous déployons de nouveaux projets : du contenu pour informer les fonctionnaires, des fonds, des solutions pour les enfants. Notre ambition : devenir un hub financier pour les fonctionnaires internationaux et leur famille. Au niveau géographique, nous allons élargir notre action vers l’Asie et développer notre image dans le pays où nous sommes actifs depuis 28 ans : le Grand-Duché !