Keith O'Donnell (ATOZ) :

le renouveau du conseil fiscal

Dans un environnement en pleine mutation, au Grand-Duché comme sur le plan international, la société de conseil ATOZ concilie efficacité et éthique. Une interview de Keith O'Donnell fondateur et Managing partner.

Pouvez-vous présenter Atoz en quelques mots ?

Fondée au Luxembourg il y a bientôt 15 ans, détenue par ses associés, tous résidents au Grand-Duché, ATOZ se spécialise dans la fiscalité et toutes les questions connexes. Connus et reconnus sur le plan national et international, nous revendiquons avec fierté une clientèle composée de nombreux investisseurs étrangers. Progressivement, la gamme de nos conseils s’élargit à des domaines annexes mais liés. L'asset management advisory ou plus récemment le financement dans le secteur très spécialisé de l'aéronautique figurent ainsi dans notre palette d'expertise. ATOZ et ses 200 collaborateurs - une bonne taille à l'échelle luxembourgeoise comme à l'international - couvre toute la chaîne de valeur. Nous accompagnons nos clients dès la conception de la structure d’investissement, puis lors de sa mise en place et enfin durant sa gestion avec notamment des services de compliance.

"Notre savoir-faire s'avère plus que jamais vital pour nos clients."

 

Sur le plan du conseil fiscal, comment évoluent les besoins de vos clients internationaux ?

Nous vivons une révolution en matière de fiscalité des sociétés et à un degré moindre pour celle des personnes physiques. Je pense naturellement aux réformes liées au secret bancaire et aux échanges d'information financières pour les particuliers. Nos clients doivent appréhender au mieux ces évolutions, au Luxembourg comme à l'étranger. Ces réformes impactent en effet leur business model. Nous les aidons à lire et anticiper les nouveaux cadres fiscaux. Face aux défis du monde moderne, comme la réduction des inégalités, le réchauffement climatique ou la montée des extrémismes, une forme de populisme consiste à pointer du doigt les entreprises. Or, ces sociétés créent des emplois, permettent la croissance et cherchent naturellement à payer un impôt juste. Concrètement, à mesure que les directives européennes BEPS se déclinent dans les états membres, nos clients cherchent à investir partout dans le monde mais dans des cadres sécurisés. Rien ne les effraie davantage que l'incertitude. Nous les orientons donc vers diverses opportunités, nous évaluons les risques et suggérons des pistes stratégiques les plus sûres possibles.

Comment appréhendez-vous l'avenir, pour le pays comme pour ATOZ ?

Le Luxembourg ne dispose plus d'une grande partie des avantages concurrentiels qui le différenciaient de ses partenaires. La priorité se situe au niveau des taux plutôt que la base afin de retrouver un environnement fiscal attractif. D'une manière générale, fort d'une économie performante, d'une dette et d'un déficit budgétaire maîtrisés, le Grand-Duché doit adopter une politique fiscale plus en phase avec les préoccupations des entrepreneurs. Le pays gagnerait également à continuer de soigner certains domaines, comme la gestion de fonds alternatifs, qui nécessite expertise, sécurité et stabilité. Chez ATOZ, nous restons confiants à la fois dans le potentiel et l'avenir du Luxembourg comme dans notre cœur de métier. Notre ancrage et notre ADN demeurent. Notre savoir-faire s'avère plus que jamais vital pour nos clients car nous les aidons à s’adapter aux évolutions législatives. Ceux qui prédisaient la mort du conseil fiscal avec BEPS, se trompaient. Nous composons au contraire avec un environnement toujours plus complexe qui plus que jamais notre raison d’être, sans parler de la digitalisation de l'économie et de la rapide globalisation en cours. ATOZ s'adapte en permanence et se positionne résolument en leader grâce à sa capacité d’anticiper pour prédire les évolutions et permettre à nos clients de se préparer en conséquence.