Daniel Siepmann, Jaysen Sundrum et Natalie Ebert (Credit Suisse Fund Services Luxembourg) : l'approche par classes d'actifs

Pour Daniel Siepmann, CEO, Jaysen Sundrum Head of Private Equity et Natalie Ebert, Head of Real Estate, Credit Suisse Fund Services Luxembourg aide les gestionnaires d’actifs à développer leurs activités de Private Equity et de Real Estate grâce à une profonde expérience dans le domaine des fonds plus traditionnels, une large gamme d’Asset Servicing ainsi qu’une technologie de pointe.

 

Comment évoluent les besoins de vos clients ?

Nous servons des gestionnaires d’actifs externes, des clients institutionnels, des « ultra-high net worth individuals » (UHNWI, ndlr), des Family Offices, des fonds de pension et notre propre division de gestion d’actifs. Notre force réside aujourd'hui dans notre capacité à servir une clientèle très diversifiée, possédant chacune un concept spécifique d'investissement en matière de Real Estate (RE) et de Private Equity (PE), en fonction de sa stratégie et de son expérience. Malgré la diversité de leurs approches, la plupart d'entre eux attendent des solutions de reporting personnalisées non seulement en termes de contenu mais aussi de présentation. En outre, nous sommes de plus en plus sollicités pour fournir d’une part, des avis éclairés basés sur notre expérience des pratiques de marché pour administrer au mieux leurs structures et d’autre part, des flux de données régulier sur mesure et compatibles avec leurs systèmes. Dans un monde en constante évolution, le facteur déterminant repose sur le fait que de nombreux clients souhaitent travailler avec des fournisseurs de services expérimentés. Comme un client l'a récemment déclaré : « Je travaille depuis 20 ans dans le PE et le Real Estate et j’attends de des partenaires avec qui je travaille le même niveau d’expérience.»

 

« Avec 650 milliards d'euros en Asset Servicing, Credit Suisse peut s'appuyer sur l'étendue de ses capacités. »

Comment organisez-vous vos services ?

Nous organisons nos services par classe d'actifs et non par fonction, comme nos clients le souhaitent. Cela garantit à notre équipe une compréhension de l'ensemble de la chaîne de valeur et facilite un accompagnement adapté de nos clients à travers nos activités. L'organisation par fonction peut s’avérer adapté pour les actifs liquides, mais pas pour les classes d’actifs moins liquides où un partenariat solide reste nécessaire, notamment lors de la mise en place des structures. Nous devons beaucoup communiquer et agir en partenariat avec nos clients afin de poser les bonnes questions et d'anticiper tout événement susceptible de se produire durant le cycle de vie du fonds. Avec 650 milliards d'euros en Asset Servicing, Credit Suisse peut s'appuyer sur l'étendue de ses capacités : nous disposons d'experts dans de nombreux domaines et des systèmes capables d’assurer une automatisation à tous les niveaux, sans en compromettre la qualité. Les classe d’actifs moins liquides  bénéficient clairement de la diversification croissante de la répartition d'actifs, et les stratégies hybrides deviennent de plus en plus courantes. Nous aidons les gestionnaires d’actifs dans leur transition en rendant le processus très facile à suivre, surtout s'ils entretiennent déjà une relation avec nous. 

 

Quelle évolution prévoyez-vous dans le secteur ?

Nous constatons une forte dynamique dans le PE et prévoyons une forte croissance dans ce secteur au cours des deux prochaines années au moins. Les caisses de pension suisses, par exemple, sous investissent dans cette classe d'actifs. Le Real Estate possède encore un grand potentiel, même si certains marchés ont déjà atteint leur maturité. Notre objectif reste de servir nos clients tout au long du cycle de vie de leurs structures d'investissement, en construisant une collaboration stable et fiable à tous les niveaux. Chez Credit Suisse Asset Servicing, nous servons nos clients à travers toute la chaîne de création de valeur, notamment les services des sociétés de gestion et de conservation de titres. Nous avons constaté l’intérêt porté aux exigences en matière de données notamment pour faciliter le  reporting AIFMD et par conséquent, nous nous positionnons de manière à aider nos clients dans ce domaine. Le Luxembourg devient un hub majeur pour les fonds du Private Equity et de Real Estate, et nous entendons rester un acteur central dans cette dynamique très positive.

Natalie Ebert, Daniel Siepmann, Jaysen Sundrum

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