Adrien Rollé (Finimmo) :

LE LUXEMBOURG, L’ATOUT MAÎTRE DES INVESTISSEURS DE DEMAIN

CONNUE DEPUIS 2003 POUR SON EXPERTISE DANS LE DOMAINE DES TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES À L’INTERNATIONAL, FINIMMO OFFRE ÉGALEMENT DEPUIS 2009 - SUITE À L’OBTENTION DU STATUT DE PSF

(« PROFESSIONNEL DU SECTEUR FINANCIER ») AUPRÈS DE LA CSSF (WWW.CSSF.LU) - UN PANEL DE SERVICES DÉDIÉ À UNE CLIENTÈLE INTERNATIONALE AVERTIE ET EXIGEANTE. BASÉE AU LUXEMBOURG, CETTE ENTREPRISE INNOVANTE RÉUNIT DIVERS PÔLES DE COMPÉTENCES COMPLÉMENTAIRES.

LA STRUCTURATION EST-ELLE SELON VOUS UNE MATIÈRE FISCALE OU JURIDIQUE ?

Certainement une combinaison des deux. Mais la structure est avant tout juridique, avec le cas échéant des conséquences fiscales et financières

qui en découlent. Pour bénéficier pleinement
de celles-ci, il faudra néanmoins, une fois ladite structure en place, s’assurer de sa parfaite gestion, dans le plus strict respect de la loi et des règlementations qui l’encadrent, permettant in fine de maximiser les profits dans l’intérêt
de la société et de ses actionnaires, et de la place luxembourgeoise. La mise en œuvre progressive
de BEPS (« Base Erosion and Profit Shifting » ou encore érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices), un ensemble de recommandations proposées par l’OCDE pour une approche internationale coordonnée de la lutte contre l’évasion fiscale de la part des entreprises multinationales, montre la voie et constitue un bon exemple de la transparence qui doit prévaloir désormais et que les sociétés fiduciaires devront parfaitement appréhender. Ce secteur devrait d’ailleurs au passage être systématiquement réglementé, comme l’est celui des gestionnaires de fortune par exemple. Dans ce contexte, la qualité

du personnel constitue un élément essentiel
pour parvenir à intégrer subtilement l’ensemble
de ces évolutions au quotidien, d’autant que la place doit continuer à se diversifier à l’international et dans différents secteurs d’activités afin de

conserver son attractivité. Chez Finimmo, nous entendons clairement continuer à axer notre développement en intégrant au mieux l’ensemble de ces nouvelles données de marché, lesquelles auront sans doute également un impact sur le profil des investisseurs, qui seront toujours plus tournés

vers l’international, à l’affût de transactions à

haute valeur ajoutée qui nécessiteront un degré de professionnalisme irréprochable.

« La place doit continuer à se diversifier à l’international et dans différents secteurs d’activités

afin de conserver son attractivité. »

Adrien Rollé, CEO de Finimmo

LA SUISSE CONSTITUE-T-ELLE UN SÉRIEUX CONCURRENT POUR LE LUXEMBOURG ?

A l’international, la Suisse est entre autres reconnue pour sa banque privée, dont la notoriété, quoi qu’en disent certains, n’est plus à faire, alliant gestion

traditionnelle et gestion alternative. A contrario, le Luxembourg se distingue singulièrement depuis plusieurs années sur le front de la structuration, faisant usage pour autant que de besoin des 77 conventions préventives de double imposition
qu’il a signées avec ses partenaires d’affaires à travers le monde. C’est un avantage incontestable pour ces investisseurs et leurs conseillers qui souhaitent exploiter toute opportunité d’investissement, quel que soit le pays concerné. Il y a donc sans doute plutôt lieu de parler de complémentarité entre la Suisse et le Luxembourg, l’une disposant de capitaux importants, prêts à être investis, l’autre bénéficiant des outils structurant qui offrent une protection de l’investissement et permettent d’accroître la rentabilité globale... sans parler du passeport européen qui constitue une des raisons pour lesquelles les banques suisses renforcent considérablement leur présence au Luxembourg.

QUEL RÔLE DOIT JOUER L’ADMINISTRATEUR ?Dans cet environnement évolutif, l’administrateur

ne peut pas être un simple pion que l’on place

et déplace au sein des conseils d’administration. Au contraire, l’administrateur doit être un véritable acteur qui contribue à apporter une réelle expertise et expérience aux sociétés dans lesquelles il a un mandat, ses objectifs et responsabilités étant fixés au moment de sa nomination. Naturellement, l’ampleur de son action variera également selon

la taille et l’activité de la société, ce qui aura d’ailleurs de facto un impact sur le niveau de rémunération qu’il pourra revendiquer. C’est avec cette réalité que les sociétés fiduciaires, entre autres, doivent travailler : l’administrateur doit veiller à appliquer la stratégie et atteindre les objectifs fixés par les actionnaires, ce qui signifie pratiquement contrôler et comprendre la société au quotidien.