Adrien Rollé (Finimmo):

Le Private Equity dans tous ses états

Le nom de Finimmo reflète sa forte compétence dans l’immobilier depuis 2003, mais cette firme applique aussi son expertise dans le spectre du Private Equity. Une interview d’Adrien Rollé.

Quelle est votre analyse de l'évolution du Private Equity au Luxembourg ?

Je pense que l’évolution du Private Equity au Luxembourg est très positive et tangible. Il suffit de constater le succès de la conférence organisée par la LPEA en avril pour se rendre compte que cette industrie se porte très bien. À mes yeux, trois facteurs portent ce phénomène : d’abord les taux d’intérêt « plancher » qui favorisent un retour à une véritable culture d’entrepreneurs ; ensuite un contexte d’internationalisation qui oblige les entreprises à s’adosser à des partenaires capables d’apporter à la fois la nance, le réseau et le savoir-faire ; et enfin le fait que les banques prêtent moins facilement, pour toutes les raisons que l’on connaît ... ! J’observe d’ailleurs une évolution en matière d’actionnariat de grands acteurs de la place qui ont (partiellement) été rachetés par des fonds de Private Equity. Le fait que le Private Equity ne soit pas régulé en tant que tel permet également une prise de risque supérieur.

 

« Le Private Equity favorise l'expansion et/ou la transformation des entreprises. »

 

Quelle sont les attentes des clients qui vous contactent ?

Je pense qu’ils s’adressent à nous d’abord pour notre professionnalisme. Nous disposons d’une équipe expérimentée, dynamique et flexible, capable de gérer les principales problématiques en direct ou en faisant appel à nos partenaires avec qui nous entretenons des relations sur le long terme, puisque nous fêterons nos 15 ans l’an prochain ! Notre faible turnover et le fait de pouvoir parler en direct avec des experts (et non avec des assistants ou des profils junior), nous di érencient clairement. Par ailleurs, les clients demandent aujourd’hui une transparence sur le pricing, raison pour laquelle nous offrons généralement des packages mensuels forfaitaires. Mais le facteur critique au final, c’est le fit personnel.
Etant donnée la taille des enjeux, les clients cherchent avant tout des prestataires qui partagent les mêmes valeurs qu’eux et qui ont une véritable culture d’entrepreneurs.

 

Pouvez-vous donner des exemples de projets ?

Le fonds « Trop’Portunity » - www.tropportunity.com (photos en pages précédentes) - me semble assez représentatif car il touche à un domaine que nous maîtrisons particulièrement bien : l’immobilier. Cela dit, nous avons accompagné de nombreux clients basés dans le monde entier sur des thématiques Private Equity avec, à titre d’exemple, comme sous- jacents des yachts, des centres de logistique, des parcs éoliens ou encore le e-commerce. La définition stricte du Private Equity, « activités d’investissement dans des sociétés non cotées en bourse » permet d’appliquer un savoir-faire financier à pratiquement n’importe quel sous- jacent, ce qui, in fine, favorise l’expansion et/
ou la transformation des entreprises et dynamise le marché où elles exercent.