Georges Muller (cegecom s.a.) : la culture de l’innovation

Premier fournisseur alternatif de télécommunications au Luxembourg, cegecom cultive son ADN singulier pour conjuguer innovation et compétitivité. Une interview de son directeur, Georges Muller.


Pourriez-vous décrire cegecom en quelques mots ?

Opérateur privé, opérationnel dès la libéralisation du marché des télécommunications en 1999, notre firme afficha rapidement un savoir-faire élargi pour devenir le premier opérateur alternatif à POST. Nos activités commencèrent au Luxembourg avant d’être étendues au niveau de la Grande Région via le groupe artelis Techniquement, nos produits vont de la connectivité à haut débit aux solutions Cloud en passant par l'hébergement sécurisé de données, sans oublier l'exploitation de notre propre réseau de fibre optique de plus de 1.500 km. Nos clients, PME comme grands groupes du secteur financier, apprécient que notre slogan « Connect your business to your future » soit tangible. Leur exigence de fiabilité et d'anticipation se trouve en adéquation avec l'ADN de cegecom, un acteur luxembourgeois, donc multiculturel et multi-opérationnel. Ils savent que cegecom n'est pas un opérateur lambda.

"L'avenir s'annonce complexe mais passionnant."

Comment évoluent les attentes de vos clients ?

Une connectivité parfaite en haut débit, couplée à une sécurité à chaque étape, demeure leur exigence première. Réactifs, forts de notre expérience, nous restons toujours à l'écoute et agissons comme force de proposition pour trouver la solution la mieux adaptée aux demandes, souvent très spécifiques, de nos clients. Ainsi, nous garantissons des lignes entièrement cryptées pour les entreprises du secteur bancaire et des infrastructures de stockage à même de répondre au développement du Big Data. Nous savons rester proches de chacun et affichons des prix compétitifs pour des prestations sur-mesure. Cette exigence induit un soutien permanent à la recherche et au développement dans un univers en constante mutation. Avec bientôt vingt années d'expérience, nous avons beaucoup appris et nous demeurons en veille permanente.

Quels défis et opportunités identifiez-vous pour le Luxembourg et cegecom en particulier ?

Je mesure la pression pesant sur le marché. Mais qui dit pression dit libération d'idées ! Nos services, en constante réorganisation, pourront affronter les bouleversements que provoquera l'intelligence artificielle. Mes ingénieurs se concentreront davantage sur la conception et la mise à disposition de services innovants et performants pour nos clients, plutôt que sur des tâches à faible valeur ajoutée. Ce nouveau modèle d’organisation du travail engendrera un regain de productivité. Pour ce qui est du Grand-Duché, nous nous associons pleinement aux démarches de l’État et des acteurs du secteur pour développer et promouvoir les atouts du pays en matière high-tech. L'autre défi réside dans la mobilité. Je ne crois pas au télétravail alors que le Luxembourg comptera d’ici mi-2019 200.000 salariés frontaliers. Je préfère que les employés exercent au bureau ou auprès des clients. Le gouvernement y gagne aussi en termes de prélèvements. Imaginons plutôt des mobilités nouvelles, telles les voitures autonomes ! Indéniablement, l'avenir s'annonce complexe mais passionnant. cegecom continue de cultiver ses qualités de toujours – service, proximité et confiance.