Michel Knepper (Grossfeld) :

L’âge d’or de la Cloche d’Or

Michel Knepper, Directeur des Opérations de Grossfeld et promoteur de la Cloche d’Or, présente sa vision des plans à venir pour le projet Ban de Gasperich, orienté durabilité et mobilité.

Pouvez-vous nous présenter brièvement le projet de la Cloche d’Or ?

Nous sommes installés au sud-est de Luxembourg, dans une zone bien desservie de la capitale. Le projet se compose d’un projet immobilier sur 80 hectares, en vue d’une construction de 600 000 m2. Le projet La Cloche d’Or inclut 2 projets publics  -Lycée Vauban, ouvrert en septembre -, une caserne de pompiers et un complexe mixte privé associant une infrastructure commerciale, des bureaux et des logements. Au cours de la phase de planification, la ville de Luxembourg a demandé une zone habitable minimale de 52 000 m2 ; nous avons fait passer cette surface à 160 000 m2. En tant que propriétaires fonciers, nous pouvons nous adapter aux besoins du marché et proposer des bâtiments sur mesure à nos clients. Sur le plan commercial, un centre commercial sur trois niveaux, d’une surface totale de 75 000 m2, devrait ouvrir au cours du printemps 2019. Sur le Boulevard Raiffeisen, la création d’une zone commerciale jouera un rôle important dans la vie quotidienne de ce quartier.

"La Cloche d’Or sera l’un des rares sites de la ville de Luxembourg à bénéficier simultanément de liaisons par train, tram et bus"

Quelles ont été les difficultés rencontrées pendant le projet ?

En 2004, le gouvernement a décidé de promouvoir les transports en commun et la mobilité. Cet aspect a joué un rôle majeur dans nos plans. La Cloche d’Or sera l’un des rares sites de la ville de Luxembourg à bénéficier simultanément de liaisons par train, tram et bus. La gare de Howald, située en périphérie est maintenant opérationnelle et la plateforme intermodale (pour trains/bus) ouvrira fin 2019. Le tram reliera ce quartier de la ville d’ici 2021. Autre axe majeur du projet : le développement durable. Tous les logements ont obtenu la notation triple A pour leur consommation d’énergie, et nous avons signé une convention avec la ville de Luxembourg, qui nous permet d’être reliés au réseau de chauffage urbain provenant de la combustion des déchets. La récupération de cette chaleur nous dispense de toute consommation de ressource énergétique primaire. La zone dans son intégralité sera alimentée de cette façon, et les bâtiments à système de cogénération nous permettront d’augmenter le rendement énergétique au cours des heures de pointe ou de l’utiliser en système d’appoint en cas de panne réseau. 

L’évolution économique de l’année dernière, à l’échelle internationale, a-t-elle affecté le projet ?

Luxembourg au cours de la dernière décennie. De nombreux clients ont affiché une forte expansion de leur activité au cours des 20 dernières années. On retrouve leurs bureaux un peu partout au Luxembourg, installés dans des bâtiments mal conçus. Nos vastes espaces de bureaux fonctionnels et à faible consommation d’énergie représentent un lieu idéal permettant de centraliser les opérations, et les principaux acteurs du marché s’installent dans la zone. Alter Domus et Deloitte vont ouvrir des bureaux ici respectivement en juillet et en novembre 2018. Par ailleurs, la migration du secteur financier de Londres vers le Luxembourg - conséquence du Brexit - est déjà en marche. Les nouveaux venus effectuent déjà des repérages à La Cloche d’Or.