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Patrick Kersten (Doctena) : le secteur medical digitalisé

La plateforme de rendez-vous médicaux numériques luxembourgeoise Doctena, autrefois start-up, se retrouve désormais leader européen suite à l’acquisition d’un de ses plus gros concurrents. Selon Patrick Kersten, PDG, l’attention portée par les patients sur leurs données médicales constitue un facteur clé de la numérisation dans le secteur de la santé.

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Comment Doctena est-elle passée d’une start-up luxembourgeoise à un leader européen ?

 

Le cabinet fut créé en 2013 dans le cadre d’un partenariat avec 300 médecins luxembourgeois, ayant pour objectif de permettre aux patients de prendre des rendez-vous avec des médecins en ligne – économisant ainsi du temps et réduisant la charge administrative pesant sur les praticiens de santé. Doctena classe les professionnels par emplacement et par spécialisation, fournit les coordonnées des personnes à contacter et compile l’historique des rendez-vous médicaux de l’utilisateur. La plateforme simplifie les processus au sein du cabinet médical et élimine la «â€¯corvée » du patient devant auparavant appeler pendant les heures de pointe. Dans notre dernier sondage annuel, 97 % des patients utilisateurs disent recommander Doctena. À la suite de notre lancement, l’entreprise s’est rapidement développée dans les pays du Benelux. Au cours des 18 derniers mois, Doctena a acquis des services similaires sur d’autres marchés, tel le concurrent Doxter. Nous représentons aujourd’hui la première plateforme européenne de réservation médicale en ligne, au service de plus de 10 000 professionnels de la santé et facilitons la prise d’un million de rendez-vous de patients par mois.

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« Notre interface facilite la prise d’un million de rendez-vous par mois. »

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Comment percevez-vous le développement de Doctena ?

 

Il y a actuellement 500 000 praticiens dans les pays où nous opérons : le Benelux, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Les utilisateurs attendent désormais de tous les médecins leur inscription au service, tandis qu’une nette majorité des professionnels de santé attendent des patients qu’ils utilisent des outils numériques pour prendre rendez-vous d’ici à 2025. Il existe toutefois une différence de maturité entre les marchés - un médecin belge sur 10 utilise notre plateforme, contre un sur cinq au Luxembourg - et le potentiel de croissance est encore plus important dans les domaines paramédicaux. Nous ne voyons pas Apple et Google comme des menaces, car les médecins privilégient le dialogue face à face. Notre valeur ajoutée repose sur notre offre de conseils et sur notre partage de l’expérience utilisateur. Le potentiel d’expansion est considérable - un patient prend en moyenne six à sept rendez-vous par an. Dans le même temps, nous sommes centrés sur le patient et intégrons ses attentes dans les mises à jour régulières de notre application. L’interface utilisateur professionnelle proposée est également en constante amélioration.​

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Quelles sont les moteurs de la numérisation du secteur de la santé ?

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Il existe quatre éléments principaux. Dans de nombreux pays, la législation exige des papiers sous format électronique, obligeant les hôpitaux et les médecins à se numériser et à s’équiper. Deuxièmement, les médecins représentent de fervents utilisateurs des nouvelles technologies et recherchent le même développement dans leurs outils professionnels. Troisièmement, les patients veulent être en mesure de surveiller leur propre santé et constituent désormais les principaux utilisateurs des données médicales, fournies par le biais d’appareils de santé connectés. Enfin, les montres connectées recueillent un large éventail de données permettant de mieux comprendre l’activité et la santé des patients.

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