Serge Krancenblum (SGG Group): in the name of growth

SGG Group vient de tripler de taille en douze mois et poursuit son développement international. Une interview de Serge Krancenblum, son CEO.

Comment évolue votre groupe ?


Nous sommes passés de 600 à 1500 employés en douze mois après l’acquisition de CIM Global Business à l’Ile Maurice et First Names Group au Royaume-Uni, respectivement forts de 300 et 800 spécialistes. Ces acquisitions sont parfaitement en ligne avec notre vision : nous pensons depuis plusieurs années que le métier des « investor services » tend vers une consolidation similaire à celle vécue par les BIG 4 avant nous dans le domaine de l’audit. Nos clients - des asset managers, des multinationales, des High-Net-Worth Individuals et des Family Offices - sont actifs dans de nombreux pays et soumis à des impératifs réglementaires qui nécessitent un support sophistiqué que seules des sociétés dotées d’une présence globale, de procédures et d’un degré d’expertise suffisants sont capables de fournir aujourd’hui. Notre actionnaire, Astorg ne cache pas ses ambitions internationales pour notre groupe. L’objectif fixé vise à créer un des tous premiers groupes mondiaux. En 2017, nous avons déjà atteint la 4ème place mondiale.

« L’innovation nous soulage des actions rébarbatives et nous permet de nous concentrer sur les services à forte valeur ajoutée ».


Quelles sont vos priorités actuelles ?


Nous pratiquons une activité de services. Ma priorité reste donc de veiller à disposer d’une équipe compétente et épanouie. Nous investissons en permanence pour attirer, former et faire évoluer les meilleurs talents sur notre marché. La première valeur de notre groupe -« Having fun » - peut paraître étonnante dans un métier comme le nôtre mais elle constitue notre grande force. Nous travaillons dur, certes, mais dans un environnement stimulant de forte croissante et avec une habitude récurrente de célébration de nos différents succès. Lorsque j’ai quitté la KB en 1999, certains de mes collègues se demandaient pourquoi je partais. Nous étions 40 à l’époque. Aujourd’hui SGG Group dispose d’une équipe 42 fois plus grande et bénéficie des compétences apportées par nos nouvelles acquisitions. First Names Group par exemple dispose d’une culture de services extrêmement personnalisés mise en avant par l’utilisation du prénom de chaque collaborateur parfaitement en phase avec notre ADN d’entrepreneurs.


Quelles perspectives visualisez-vous à moyen terme ?


2018 s’annonce sous le signe de deux grands thèmes : l’acquisition et la transformation. Nous allons continuer à acheter des sociétés pour élargir encore notre offre de valeur et à attirer de nouveaux talents – parfois des équipes – en restant fidèle à notre méthode capable de construire un projet autour de spécialistes de haute volée. Au niveau de la transformation, je pense que le fait d’avoir intégré le top 4 mondial – un objectif historique – marque le début d’une phase de maturité supplémentaire. Nous allons continuer à optimiser nos processus opérationnels, commerciaux et technologiques. Nous voulons également être à la pointe des transformations importantes en cours dans notre métier. Je pense à la digitalisation bien sûr, mais également à l’intelligence artificielle, aux robots ou à la blockchain. L’innovation nous soulage des actions rébarbatives et nous permet de nous concentrer sur les services à forte valeur ajoutée.