Nasir Zubairi (LHoFT) : La panacée numérique 

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Selon Nasir Zubairi, CEO, le LHoFT a pu s’adapter promptement à la pandémie en utilisant des plateformes numériques pour soutenir ses propres activités, tout en relevant le défi de répondre aux besoins numériques des banques dans les domaines du Regtech et des paiements.

 

Quels développements a connus le LHoFT en 2020 ?

 

Notre stratégie de connectivité et de distribution numérique constitue notre principale réalisation en 2020. Le LHoFT a réagi rapidement à la pandémie en passant à une plateforme numérique. Nous nous sommes concentrés sur le marketing, les événements, le contenu et les activités de soutien via l'internet par le biais de webinaires, de séminaires et d'ateliers. Nous avons installé un studio professionnel dans nos locaux pour nous montrer les meilleurs en matière de diffusion de contenu sur le web. Nous avons également lancé l'application LHoFT la semaine dernière. Elle tiendra le rôle essentiel, au cours des prochaines années, dans cette diffusion et dans le développement de la marque au niveaux local comme à l'international. Une fois que vous avez établi la connexion, vous choisissez parmi de grandes catégories sectorielles. Ensuite, via IBM Watson et son intelligence artificielle, elle apprend par vos comportements à adapter ses contenus pour vous.

"Les Fintechs du Luxembourg ont prospéré dans des domaines où nous affirmons notre force : le Regtech et les paiements."

Pouvez-vous évoquer les succès de Fintech au Luxembourg en 2020 ?

 

Les Fintech du Luxembourg ont prospéré dans des domaines où nous affirmons notre force : le Regtech et les paiements. La pandémie de Covid-19 a forcé les organismes bancaires à se concentrer sur la continuité des activités, alors que leurs employés travaillaient à distance et communiquaient par voie informatique. On a réalisé l'importance du Regtech lorsque les banques ne pouvaient pas recueillir de signatures, vérifier les détails du KYC ou tenir des réunions du conseil d'administration. Elles se sont donc tournées vers les signatures, les documents et les conférences numériques. Les entreprises affiliées à notre association ont obtenu de très bons résultats. Les confinements ont forcé les gens à recourir aux paiements électroniques, et les volumes de ces transactions ont explosé. Le LHoFT a terminé l'année avec plus de membres et de résidents qu’en début d’exercice, même si la plupart travaillent encore à distance. 

 

Quelles courants voyez-vous se dessiner pour 2021 ?

 

Nous prévoyons une poursuite des tendances observées cette année, les institutions financières se concentrant sur les économies de coûts et l'efficacité pour stimuler la productivité. Ces tendances devraient créer des opportunités dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC). Cela comprendra des disciplines comme l'intelligence artificielle et les données volumineuses, ainsi que l'accélération continue de la tokenisation et de la chaîne de blocs. La tokenisation réduit les coûts d'émission des titres. Cela pourrait notamment se révéler payant dans l’optique de l’intensification de l'ESG et des finances vertes, car l'émission de titres verts entraîne des frais supplémentaires considérables. Ceux-ci résultent de toutes les exigences en matière de rapports. Dès lors, si nous pouvons faire baisser l'ensemble de ces prix, cela devrait rendre ces produits verts plus intéressants. Nous commençons également à observer une certaine symbolisation dans le secteur des fonds et de l'immobilier. Je pense que nous allons aussi voir apparaître progressivement des émissions de capital-investissement.