David Roon (Expert Blockchain) : de la planification à l'application réelle

David Roon, partage ses idées sur la Blockchain dans les secteurs de la finance et de l'assurance et sur les futures applications potentielles dans ces domaines.

 

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je suis un développeur basé à Zurich. Avant de commen-cer à travailler sur la blockchain, je recherchais des systèmes de rendu qui permettraient une distri-bution de données avec des fonctions de vérification d’origine. J’ai étudié différentes structures, y compris Bittorent et Ethereum. Après avoir testé l’exécution de tous ces systèmes de distribution sur une machine virtuelle, ce processus m’a conduit à devenir un membre de la fascinante communauté blockchain.

 

Pour résumer, qu'est-ce qu'une Blockchain ou chaîne de bloc ?

Le terme blockchain vient du fait que les données et les

transactions sont classées par blocs, qui sont liés par

un système de chaine. Nous prenons en compte tout

système de distribution qui gère un consensus en

réseau, par lequel toutes les parties prenantes se mettent d’accord sur le fait que l’état et la configuration du réseau soient une blockchain. Le plus important, c’est que cela se produit sans se baser sur la confiance, étant donné que le design du système force les utilisateurs à suivre des règles spécifiques. Tout ceci est réalisé en créant des preuves cryptographiques qui certifient que toutes les étapes et les procédures ont été respectées. De telles preuves doivent être faciles à valider et pratiquement impossibles à falsifier.

 

Quelles sont les implications de la Blockchain pour les secteurs de la finance et des assurances ?

Fondamentalement, la valeur ajoutée de la blockchain réside dans sa capacité à créer un consensus autour des

données. Par exemple, un groupe de banques – un

consortium – peut créer un réseau dans lequel aucun

des participants n’est obligé de faire confiance aux

autres, car la technologie garantie qu’aucun d’entre

eux ne puisse agir de façon malintentionnée. Qui plus est, le réseau – de par sa nature – assure une trans-parence significative. L’assurance consortium qui a été créée – voir B3I – travaille sur cette base. B3I réalise des outils qui instaurent la confiance entre les participants.

Ceci va avoir un effet très important en termes de con-formité, car le processus pourrait être codé.

La blockchain permettrait de faire des réductions de

coûts énormes et aurait un impact considérable sur les

stratégies de gestion des risques.

 

Quels sont les principaux développements à garder en tête ?

Je pense que la vérification d’identité jouera bientôt

un rôle très important. Des entreprises seront capables

d’identifier des individus à moindre coût en utilisant

la blockchain. A l’heure actuelle, des procédés tels

que KYC – « Know Your Customer » : Connaissez

Votre Client – entraîne des coûts administratifs non

négligeables. Il serait possible de voir une source de

données extrêmement sûre et décentralisée, sans un

hôte/propriétaire qui devrait garantir la confiance du fait

de sa nature incorruptible. Une fois que les initiatives

d’identification auront été testées et appliquées avec

succès, les développeurs pourront alors se tourner

vers des contrats judicieux ainsi que d’autres processus

chers et risqués. L’objectif est d’augmenter la fluidité

des systèmes financiers en s’éloignant des systèmes de

mise en conformité et de la législation, peu réalisables

et coûteux, et, à la place, de réaffecter les ressources là

où l’on en a le plus besoin. 2017 sera l’année du

prototype. Bien entendu, tout le monde voulait

comprendre le concept et les risques concernant la

blockchain, mais la phase de création est maintenant

derrière nous. En 2017, les consortiums vont lancer

leurs premiers projets tests et la communauté de la

blockchain espère voir des applications tangibles en

2018 et 2019.

 

 

 

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